Historique

L'Escale Nord-Sud, anciennement Entraide Educative et Sociale (EES) a déjà une histoire longue de plus de 75 ans. 

Fondée en 1932 par des assistantes sociales visionnaires et généreuses comme Mesdames Madeleine Vilain XIIII et Germaine Dutilleux, l’ASBL servait de lieu de soutien et de formation pour les « Volontaires du Service Médical, Educatif et Social » (V.S.M.E.S.).Elles fondent les premiers Foyers Sociaux et les mouvements de jeunesse au Congo.

Entre 1946 et 1958, l’activité principale est le soutien et la formation des volontaires et coopérantes belges, grâce à un régime de convention entre le gouvernement belge et les associations reconnues aptes à rendre ce service.

En 1956, l’association engage une nouvelle activité : l’accueil des premières étudiantes africaines, à la demande d’autorités locales du Rwanda et crée alors des Foyers d’accueil pour ces jeunes filles qui viennent se former pour devenir des institutrices de retour au pays ; par la suite, l’EES organise des formations pour des directrices d’école. A la fin de cette période, 100 volontaires d’EES travaillent en Afrique.

Entre 1960 et 1975, après l’indépendance du Congo, on assiste à une diversification des activités. En 1961, l’association est agréée par l’Office de la Coopération au Développement (O.C.D.) pour l’organisation de stages de perfectionnement pédagogique pour enseignantes africaines ainsi que pour des sessions de formations pour des infirmières ; en parallèle, elle continue la formation des volontaires. 

En 1963, la dénomination de l’association est modifiée en « Entraide Educative et Sociale ».

En 1964, elle reçoit l’agrément comme Foyer d’accueil par l’O.C.D. et l’agrément comme ONG d’envoi de volontaires.

De 1976 à 1996, l’association est agréée pour le co-financement de projets, des projets sont agréés au Rwanda, au Burundi, à Bukavu, à Uvira (RDC), au Tchad, à Djibouti, en Guinée  et en Iran, extension d’un projet au Kasaï occidental.

En 1996, le nombre de volontaires ayant fortement baissé, celles-ci furent transférées auprès de Volens et EES mit en veilleuse ses activités d’ONG.

En 1998, le conseil d’administration et la direction sont renouvelés. Le service d’accueil pour étudiants et stagiaires étrangers boursiers de la coopération au développement (Coopération Technique Belge : CTB ; Commission Universitaire au Développement : CUD) et non boursiers devient le premier objectif de l’association. Des travaux importants sont entrepris pour rendre les deux Foyers (celui de la Place Loix qui héberge uniquement des femmes et celui de la rue de la Source qui est mixte) plus accueillants, confortables et conviviaux.

EES renforce l’accompagnement social, culturel et psychologique des étudiants, et met en place avec eux des activités socioculturelles qui font parties intégrantes du service D33 de la DGCD pour leur programme socioculturel.

En 2002, une question se pose au sein du conseil d’administration : que peut-on mettre en place à l’EES pour renforcer l’encadrement et pour aider les étudiants boursiers et non boursiers qui y résident à rentrer chez eux avec un projet qui leur permettrait de contribuer au développement de leur pays qui a un grand besoin de ces cadres formés en Belgique et qui y ont acquis un diplôme et l’expérience de la pensée européenne ?

Grâce à l’appui de la DGCD, service D33 dans le cadre de ses activités spécialisées, et l’accord du Ministre Marc Verwilghen, l’association se réinvestit peu à peu dans des activités liées au développement des pays du Sud : EES organisa en 2004 un cycle de 4 séminaires sur la problématique des femmes en tant qu’actrices de développement. Les thèmes abordés : « L’image de la femme africaine », présenté par des résidentes doctorantes du Foyer ; « La présentation de projets de femmes par les femmes », grâce à la collaboration de différents organismes ou associations tel que : OCIV pour leur programme migration et développement, YWCA pour son partenariat avec des projets au Burundi et au Rwanda, Mamas for Africa qui soutient des petits projets au Congo et enfin FONCABA pour sa grande expérience dans la collaboration et le partenariat de projets au Congo ;  « La problématique de la gestion des projets » en collaboration avec le CIRE, le STICS et le CEC  (Centre d’Education à la Consommation) ; « Le développement durable » en collaboration avec deux experts dans des matières diverses comme le micro-crédit et le genre.

Le public cible était nos étudiants résidents et ceux d’autres Foyers bruxellois comme « La Maison Africaine » et le « SETM » (Solidarité Etudiants Tiers-Monde) ainsi que des associations et organismes intéressés par cette problématique. A peu près 40% de nos résidents ont participé aux quatre séminaires qui se déroulaient à raison d’une soirée par trimestre.

Par le biais de ces séminaires, nous avons gardé des contacts et bien plus car certaines associations comme Mamas for Africa et YWCA organisent soit leurs réunions soit leurs formations au sein de notre institution. OCIV et le CIRE restent en contact pour un soutien à d’éventuels projets qui cadreraient avec leurs perspectives. Le FONCABA nous envoie des partenaires locaux en formation en Belgique pour l’hébergement.

Cette première démarche fut positive car elle a permis une réflexion plus en profondeur et nous a amené à élaborer un programme de formation axé sur la gestion de cycle de projets. Certains de nos étudiants avaient en effet très envie de rentrer au pays avec un projet mais n’avaient aucune notion pour mener à bien celui-ci.

En 2006, l’association a organisé une formation de 40 heures à la gestion de projets de développement, en partenariat avec le COTA et soutenu par Caritas International. Cette formation était destinée aux étudiants présents dans son foyer ainsi qu’aux étudiants des deux autres foyers bruxellois et avait pour but de : 

  • développer leur capacité à utiliser des outils de base de la gestion de projets, en les intégrant dans un contexte et une planification correspondant à une dynamique de projet de coopération au développement ; 
  • leur faire découvrir des outils performants pour consolider et valoriser des projets mis en place ou à mettre en place ;
  • utiliser le retour d’expériences issues de projets existants afin de mettre à profit les « bonnes pratiques » tout en évitant les principaux écueils classiques.

 

Cette formation fut un franc succès puisque 17 personnes y ont participé, des étudiants des Foyers mais également des personnes issues de la diaspora africaine en Belgique actives dans le développement de leur pays. Tous les participants ont apprécié cette formation car elle répondait à un réel besoin pour les ressortissants du Sud.

Outre ces activités de séminaire et de formation, EES organise également régulièrement au sein de son foyer des conférences liées aux problématiques du développement et des relations Nord-Sud.

En 2011, la dénomination de l’association est modifiée en « Escale Nord-Sud».

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site